Dionysien ? de souche ?, Bruno Beschizza est le flic le plus célèbre du 93. Secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers, il a été désigné tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis. Ses atouts ? Il est beau, il est jeune, il a la tchatche. Il s’attelle donc à la tache avec son équipe de campagne composée, notamment, d’Aude Lagarde (à droite de Bruno Beschizza sur la photo), épouse du maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, et de quelques jeunes pop, Farès, 23 ans, ex-agent de sécurité, et Geoffrey, 20 ans, lycéen.
Selon Farès, actuellement demandeur d’emploi, habitant de la cité des 4000 à La Courneuve, l’ensemble des Courneuviens ? est dé?u par la gauche actuelle ?. D’où son adhésion à l’UMP et sa conviction que le parti majoritaire est ? le meilleur pour résoudre les problèmes de banlieue ?.
Mardi, c’était opération tractage devant un lycée Le Corbusier d’Aubervilliers. Mission de l’équipe emmenée par Bruno Beschizza : convaincre les lycéens que Jean-Paul Huchon est un président de région ? déplorable ? et qu’avec Valérie Pécresse (tête de liste en Ile-de-France), ? ce sera mieux ?. Geoffrey (photo : à gauche, avec Farès) fait remarquer que personne ne jette les tracts à terre ou n’agresse l’escouade UMP en raison de couleur politique.
Bruno Beschizza recueille les premières doléances d’une jeune fille qui regrette que l’égalité au niveau des prépas varie entre Paris et la banlieue et ce, à cause du niveau scolaire qui est plus bas dès le primaire. Elle réclame des profs qui ne prennent pas ? leur retraite sans prévenir ? ou qui ne se mettent pas ? en arrêt maladie tous les dix jours ?. Elle confie au candidat qu’elle n’a pas l’impression que l’éducation soit une priorité pour le gouvernement. Le policier syndicaliste qui a lui même fait une prépa il y a vingt ans, acquiesce mais évoque une autre inégalité : ? Il n’y a que trois classes préparatoire en Seine-Saint-Denis pour huit dans les Hauts-de-Seine, et ?a, c’est inégal. ?
? Ici les jeunes sont pas plus cons qu’ailleurs, alors pourquoi seulement trois prépas et huit dans les Hauts-de-Seine ? ? renchérit Aude Lagarde. Bruno Beschizza s’emploie à convaincre la demoiselle qu’avec le projet des internats d’excellence, la volonté du gouvernement est ? créer des filières d’excellence ?. ? Dommage qu’on en parle que avant les élections ?, répond-elle. La lycéenne semble sceptique quant aux bonnes intentions du parti que représente la tête de liste dans le 93.
Des filières d’excellence qui nécessiteraient des ouvertures de lycées plus larges. Le but étant de permettre à des élèves quel que soit leur age de rester au lycée pour bosser plus tranquillement que chez eux. ? Le p?le de vie de l’adolescence deviendrait le lycée, un poumon de vie pour les ados. ?a serait rassurant pour les parents. Ce qui permettrait d’utiliser les emplois tremplins emplois de proximité, qui seraient utiles dans ces lieux de vie ?, affirme Bruno Beschizza. Aude Lagarde considère que fermer un lycée 180 jours par an pour cause de vacances, ? c’est aberrant ?.
Un autre élève voudrait que les portes du lycée ne soient pas systématiquement fermées pour les élèves en retard, qui, ? pour des raisons de sécurité ?, doivent attendre sur le trottoir que la sonnerie annon?ant le prochain cours pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Réponse de Bruno Beschizza : ? Avec ce qui s’est passé ces dernières semaines dans des collèges et lycées (allusion aux violences, ndlr), on préfère miser sur la sécurité plut?t que sur des risques d’intrusion… ? Le lycéen semble assez d’accord avec ce raisonnement.
La foule de lycéens partie, l’équipe de campagne est elle aussi sur le départ. ? Notre objectif, relève le policier tête de liste, est de faire comprendre que la gauche n’a pas le monopole sur certaines valeurs sur le social. Quand on parle d’internat d’excellence, on concilie des valeurs de droite avec un coté social qui a pu exister dans le gaullisme. La république, c’est du liant. ?
montres chopard
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