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Tuesday, May 17, 2011

Politique - Frédéric Lefebvre prépare les échéances de 2012

L'élysée re?oit un compte?rendu de chacune de ces réunions menées par Frédéric Lefebvre.
L'élysée re?oit un compte?rendu de chacune de ces réunions menées par Frédéric Lefebvre.
Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Le secrétaire d'état réunit une fois par mois un groupe de parlementaires.?

Ce n'est pas un énième club de ministre, mais un petit cénacle de parlementaires qui se réunit autour de Frédéric Lefebvre, le secrétaire d'état au Commerce. Et celui-ci tient à cette nuance: ?L'objectif, souligne-t-il, n'est pas de créer une aile au sein de l'UMP mais de nourrir positivement notre famille politique et le gouvernement en vue des échéances de la présidentielle et des législatives de 2012.?
Baptisées ?les mardis de la vie quotidienne? les rencontres ont lieu depuis avril, le premier mardi de chaque mois et réunissent une petite trentaine de participants. Parmi eux, les députés Jean-Marc Roubaud (Gard), Francis Saint-Léger (Lozère), Alain Gest (Somme), édouard Courtial (Oise), Marie-Louise Fort (Yonne), Jean-Michel Couve (Var), David Douillet (Yvelines) et les anciens ministres Alain Joyandet et éric Raoult.

Des réformes à valoriser?

à chaque fois, il est question du bilan et des réformes à valoriser. ?Il faut réhabiliter le bilan. Si nous faisons trop de propositions, nous donnerons l'impression erronée que le quinquennat est un échec?, assure un député. Le 5?avril, lors de leur première rencontre, les participants ont estimé qu'il fallait braquer les projecteurs sur la présidence fran?aise de l'Union européenne, le G20 et les 14?milliards d'euros économisés grace à la révision générale des politiques publiques.
Mardi dernier, ils ont abordé la réforme des droits de succession de 2007 et le statut de l'entrepreneur individuel à responsabilité limité qui permet de protéger le patrimoine des entrepreneurs. Ils font aussi des propositions en vue de 2012. ?Nous sommes convaincus que la montée du FN s'explique par un rejet des politiques d'assistanat?, note Marie-Louise Fort, qui souhaite que les bénéficiaires du RSA donnent du temps à la collectivité. ?Chaque personne victime d'une agression est un nouvel électeur pour le FN?, estime un autre qui propose de ?n'emprisonner que les personnes ayant porté atteinte à l'intégrité physique d'autrui?. Au cours de leurs rencontres, les députés parlent aussi de leurs difficultés. Certains regrettent ainsi d'être ?trop sollicités à Paris? et du coup pas assez présents dans leur circonscription pour contrer leurs adversaires. Transmis à l'élysée qui re?oit un compte?rendu de chaque réunion.

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Thursday, May 5, 2011

International - «La reine sacralise les joies et les pleurs de ses sujets»

Couronnement de la reine Elisabeth II, Buckingham Palace, le 2 juin 1953. Crédits photo : Topfoto/Roger-Viollet

Couronnement de la reine Elisabeth II, Buckingham Palace, le 2 juin 1953. Crédits photo : Topfoto/Roger-Viollet

INTERVIEW - à quoi sert la monarchie? Que re présente-t-elle pour le Royaume-Uni et pour le reste du monde? Quel est son avenir? L'historien, sociologue et philosophe britannique Theodore Zeldin nous en fait le décryptage.

Theodore Zeldin, historien et philosophe britannique, professeur à Oxford. Crédits photo : Justin Creedy Smith/Opale
Theodore Zeldin, historien et philosophe britannique, professeur à Oxford. Crédits photo : Justin Creedy Smith/Opale
Ici et maintenant, quelle est la modernité de la monarchie britannique?
Theodore Zeldin - L'engouement universel qu'elle suscite révèle les valeurs profondes, les rêves comme les manques et les déceptions d'aujourd'hui. En premier lieu, les incertitudes face à l'avenir qui poussent les gens vers le passé. La monarchie est un symbole de permanence lorsque les repères pour l'avenir se sont évanouis. Les idéologies sont finies ; le communisme est mort ; face à cette sorte de néant, on réinvente le passé pour soutenir les esprits.
N'est-ce pas aussi inventer l'avenir par rapport au passé? On imagine qu'il y faudrait certains pouvoirs...
La force de la reine est de n'avoir pas de pouvoir et que sa pensée soit autant un mystère que celle du bon Dieu. Presque chaque jour, elle assiste à des cérémonies - ouvertures de nouvelles institutions, fêtes civiques, visites des potentats étrangers, remises de décorations - auxquelles elle donne une bénédiction qui transforme des événements ordinaires en pièces de théatre inoubliables. Sa fonction est de sacraliser les joies et les pleurs de ses sujets. Ses discours sont normalement écrits par d'autres. Le message télévisé de No?l est le seul dévoilement public de ses soucis. Quand les politiques sont incapables de choisir un leader, elle peut décider entre les rivaux, mais cela n'arrive que très rarement. Le fait le plus important est qu'elle est reine de 16 pays, ce que personne au monde ne peut égaler.
Elle incarne l'expérience. Nous avons suffisamment développé d'utopies pour être peu ou prou certains de la déception finale. Le problème actuel est de ne pas en répéter les erreurs. Le passé intéresse pour ce qu'il a de pérenne et d'accompli, ainsi des monuments et des musées... La monarchie fait partie de cela, aussi bien que des privilèges qui perdurent.
Elle révèle par ailleurs cette autre valeur profonde qu'est la famille, mais en posant le problème de la difficulté de la vie au quotidien. La famille royale est un feuilleton qui suscite des discussions inépuisables. Comment ? Je l'expliquerai en termes personnels : la reine a passé sa vie entière avec pour seul critère le dévouement au devoir. Accédant au tr?ne à 25 ans, en février 1952, elle a dédié sa vie à l'accomplissement de ce que son peuple attendait d'elle. Elle y a réussi sans faux pas, mais avec une rigueur qui s'est exercée aux dépens de sa famille, laquelle a souffert de sa froideur. Le prince Charles l'a expérimenté dès la petite enfance. Exemple ? Obligée de rendre visite aux lointains pays du Commonwealth, elle a abandonné le petit Charles six mois alors qu'il n'avait que 5 ans. A son retour, elle ne s'est pas penchée vers lui pour l'embrasser. Ils étaient en public... Le prince Charles s'est toujours plaint de cette frustration d'amour. La reine a travaillé durant soixante ans avec pour but d'incarner les souvenirs d'un Empire disparu - métier de chaque instant. Mais elle est aussi le symbole même de ces familles confrontées au problème de devoir travailler toujours plus.
Pourra-t-on voir, là aussi, un signe de modernité?
Oh, je doute que l'éternelle nécessité du travail puisse correspondre à ce critère ! Ce qui marque les esprits aujourd'hui est plut?t le fait qu'avec tout le respect que l'on doit à la grande énergie, à l'inépuisable dévouement de la souveraine - elle a fêté ses 85 ans -, personne ne sait qui elle est vraiment. Elle ne donne pas d'interviews, gardant par là même son mystère. Ce qui permet toutes les hypothèses mais n'engage pas nécessairement le public à la sympathie. A la mort de sa belle-fille, la princesse Diana, la reine s'est gardée de montrer ses sentiments intimes, typique attitude de la société ancienne qui lui a co?té sa popularité, alors que la modernité e?t été de se révéler, à l'instar de n'importe quelle actrice de cinéma... L'expression des sentiments est pour elle un problème majeur. En rupture avec les moeurs royales, la princesse Diana avait cru pouvoir régler ses problèmes de couple par le biais des médias. Il n'est pas certain qu'elle ait ma?trisé jusqu'au bout la situation. Le prince Philip, par contre, exprime une attitude tout autre, le gentleman qui se moque de tout et n'hésite pas à le dire. Il a souvent été taxé de racisme, alors qu'il ne s'agit chez lui de rien d'autre qu'une manière très démodée d'humour. Ancien élève de Gordonstoun (école rigoureuse créée par un Allemand qui vantait les exercices physiques), Philip a voulu que son fils a?né suive ses traces. Le jeune prince Charles, de tempérament plut?t artiste, fut très malheureux à Gordonstoun. Père à son tour, il s'abstint farouchement d'y inscrire son fils a?né, William. Chaque membre de la famille Windsor est une énigme, pleine de surprises, qui encourage les commentaires les plus variés. Le prince Andrew a été le favori de la reine, la princesse Anne la favorite du prince Philip, alors que le prince Charles n'a jamais per?u véri tablement d'amour pour sa personne. Problèmes d'une famille que tout le monde ressent...
La reine dans le carosse de couronnement lors des fêtes du Jubilé d'or en juin 2002. Crédits photo : Reuters
La reine dans le carosse de couronnement lors des fêtes du Jubilé d'or en juin 2002. Crédits photo : Reuters
Au vu de certains débordements de la famille royale, la constante dignité de la reine ne finira-t-elle pas par lui attirer la faveur, sinon la ferveur populaire?
L'estime et le respect sans doute. Mais, toutes proportions gardées, il faut ici comparer avec la reine Victoria, qui, après la mort de son mari, s'était retranchée du monde, devenue quasi-ermite, et réticente à l'égard de ses enfants. Son impopularité était telle qu'au moment de son décès, en 1901, l'image de la monar chie était au plus bas. Son fils Edouard VII accédant au tr?ne à 60 ans avait eu le temps de m?rir sa pensée. Il rétablit la situation grace aux multiples idées personnelles qu'il put enfin exprimer. Ainsi du prince Charles qui a, lui aussi, franchi le cap de la soixantaine, un homme original et indépendant, créateur d'une grande entreprise de charité (the Prince's Trust), n'ayant pas peur de se poser en dissident contre les modes et les idées re?ues, il exprime ses opinions au grand dam de bien des hommes politiques. Il a fait le contraire de sa mère en deve nant un personnage aux idées controversées. Une famille de gens un peu hors normes...
Reste à savoir si, succédant à sa mère, Charles ne sera pas obligé de s'imposer une certaine discrétion?
Tout dépendra du gouvernement qui sera au pouvoir. Les relations entre un Premier ministre et un monarque sont des plus personnelles ; l'une des inconnues où se mêlent le politique et l'humain. La monarchie britannique est un feuilleton à suspense avec de multiples rebondissements. Charles risque d'attendre longtemps avant d'accéder au tr?ne. La mère de la reine est morte à 101 ans. William a déjà 30 ans. Kate Middleton, quasi le même age. Que va-t-il advenir ? Aux yeux du public, ce jeune couple incarne une aspiration à la stabilité émotionnelle rarement accomplie au sein de la population. Ils sont à l'inverse du couple formé par Charles et Diana. Souvenez-vous des fian?ailles, en 1981, lorsqu'on a demandé au jeune prince de Galles, raide et crispé, s'il était amoureux. Il a esquivé la réponse avec cette autre question : ?Qu'est-ce que l'amour? ? Aucun contact physique entre eux, Charles n'effleurait qu'à peine sa fiancée, quand William et Kate affichent une union d'amour et d'amitié. Ils se connaissent depuis longtemps, leur décision est plus que réfléchie, alors que Charles avait d? trouver rapidement une épouse pour un mariage de raison. Une fille de l'aristocratie anglaise devait convenir. Malheureusement, ils n'avaient rien en commun. Charles était un intellectuel, Diana, très peu instruite. Elle, toute jeune, lui, bien plus agé. Cela ne pouvait aboutir qu'à l'échec...
L'union qui sera célébrée dans quelques jours contribuera-t-elle à gommer l'image d'une monarchie en crise depuis la tragique dispa rition de la princesse de Galles?
Intéressant, en effet, d'envisager l'impact sur le public d'un mariage fondé sur les sentiments. La relation de Diana était de flirter avec tout le monde. Le contraire de Kate, qui a su garder son quant-à-soi. La future princesse est fort belle mais ne dit pas grand-chose et n'essaie surtout pas de jouer avec la presse. Les paramètres sont différents. Dans le feuilleton monarchique, les éléments abondent pour discuter des valeurs de la famille. Comment se conduire ? Qu'est-ce que l'amour ? Pas seulement entre deux personnes, mais comment aimer les autres ? Qu'est-ce qui suscite l'admiration ? Et par un mouvement en retour vers les Royals : qu'est-ce qui rend populaire ?
La popularité est éphémère, versatile, difficile à saisir comme à assurer. Il y a cinq ans, 41 % des Britanniques souhaitaient que William dev?nt roi, contre seulement 37 % en faveur de Charles. Le public était resté sur ces bases, quand, ces derniers jours, un nouveau sondage est venu tout bouleverser : 45 % des Britanniques votent aujourd'hui pour Charles, contre 37 % pour William. Pourquoi ce renversement des opinions ? On se pose la question, avec pour plausible expli cation le fait que de nombreux Britanniques estiment que le jeune prince n'est certainement pas pressé de devenir roi. Peut-être a-t-on pitié de lui. Laissons-le mener une vie de famille normale avant que ne s'abatte sur ses épaules le fardeau de la royauté.
Avec Kate Middleton, l'accès de la roture à la couronne ne va-t-il pas banaliser la monarchie?
On ne sait qu'en penser pour l'heure. Les amis snobs de William se moquaient de Kate pour son origine roturière et sur le fait que sa mère était h?tesse de l'air, mais tout évolue. Les Middleton en tant que nouveaux riches self-made re?oivent un respect certain.
Justement, on parle beaucoup du rapport qualité/prix de ce mariage...
79 %, soit presque quatre personnes sur cinq en Angleterre, affirment que la cérémonie même les laisse indifférents. C'est assez étonnant. En Ecosse, le chiffre se monte à 87 %. Dans le nord, 83 %. Beaucoup moins de festivités sont prévues dans le nord que dans le sud, saisissant contraste avec l'époque du mariage de Charles et Diana où tout le monde était affolé. Que penser de ces chiffres ? Pour ma part, je les interprèterais à l'aune de nos difficultés économiques et financières. Même si l'on peut s'attendre à des scènes d'enthousiasme qui seront filmées à la télévision, l'événement n'est pas fondamentalement facteur de rêve. On n'a guère le temps de s'amuser en ces temps difficiles...
Ce qui m'amène à cette autre valeur qu'est l'argent : l'Angleterre est actuellement entre les mains de gens argentés. Or, la monarchie peut être considérée comme une richesse d'exportation. Par-delà l'opération ponctuelle du mariage qui rapportera plusieurs centaines de millions de livres de bénéfice, la Grande-Bretagne, bon an mal an, peut compter sur une manne régulière de 500 millions de livres grace au tourisme axé sur la monarchie. Chiffre toutefois largement inférieur à celui de l'exportation de notre whisky. La Grande-Bretagne, puisque l'on évoque ici ce qu'elle représente face au monde, c'est peut-être l'oubli du présent. Elle offre son whisky pour éponger le malheur !
La reine, la famille royale, les fastes de la monarchie co?tent-ils cher ? Assurément. Tout cela vaut-il le prix ? Mais bien s?r, disent les économistes, puisque cela rapporte plus que cela ne co?te ! Il n'est donc pas question, de fa?on toute pragmatique et comptable, d'envisager l'abolition de la monarchie. Mais, ce qui est plus important, un homme politique comme le président d'une République n'aura jamais le même attrait spirituel ni imaginaire.
Cela n'a pas empêché certaines voix de protester ces dernières années contre la famille royale...
A la mort de la princesse Diana, la monarchie a beaucoup souffert d'une sorte de divorce moral entre le comportement de la reine et le public. En 1997, un quart des Anglais se déclaraient franchement républicains, or, ils ne sont plus aujourd'hui que 13 %. Seul changement notable : les trois quarts des Britanniques sont désormais favorables à l'abolition de la primogéniture male. Qu'une princesse première-née puisse accéder au tr?ne est symptomatique de l'évolution des moeurs, d'une profonde mutation des relations intrafamiliales.
Qui s'intéresse aujourd'hui au rêve royal?
Précisément ceux qui n'ont pas de monarchie. Une enquête portant sur les touristes visitant l'Angleterre montre que les plus fascinés sont les Russes, suivis par les Chinois, puis les Américains. Et enfin... les Fran?ais !
Trancher la tête du roi en gardant la nostalgie de la monarchie, voilà bien l'une de nos exceptions nationales...
Pourquoi n'y a-t-il pas de monarchie en France ? Votre destin est d'avoir eu des prétendants stupides qui n'ont pas su naviguer avec l'opinion. Trop attachés à leurs privilèges, à leur droit divin, ils n'ont pas su renouer avec le peuple. Nos monarques britanniques, à l'inverse, savent faire des concessions. De Gaulle n'a discuté que très vaguement d'un possible rétablissement de la monarchie en France. Mais outre le fort ancrage de l'idée républicaine, la France a inventé la notion de république moderne, vos prétendants n'ont jamais eu ni la finesse ni l'intelligence de saisir leur chance.
Faut-il le regretter? Le comte de Chambord, ultime représentant de la branche a?née des Bourbons étant mort en 1883 sans descendance, nous aurions aujourd'hui sur le tr?ne de France les Orléans, descendants du régicide...
Oui, mais reconnaissez que Louis-Philippe a été le roi le plus habile, le plus malin de tous. Roi des Fran?ais et non de France. Admirateur du régime britannique qu'il a pris pour modèle. Il n'a pas été renversé en 1848. Face à l'insurrection, il a eu peur. Il a abdiqué et s'est enfui. Comme on dit en anglais ? il n'a pas eu les nerfs ? ; et il a gagné l'Angleterre sous le nom de Mr. Smith...
Avez-vous des contacts personnels avec la famille royale?
J'ai effectivement rencontré la reine. C'est une personne aima ble, gentille au sens profond du terme. Elle parle doucement, trouve les mots qui conviennent, pose des questions faciles... Le prince Charles est un homme des plus intéressants, sensible, pour ne pas dire ém.tif. Il a ressenti profondément les insultes incessantes dont il était l'objet, et il s'est retrouvé très seul avant son mariage avec Camilla Parker Bowles. Il m'a exprimé un jour cette souffrance. Ainsi la monar chie rejoint-elle l'un des grands problèmes de notre temps qui est l'isolement de l'individu. Quand on est prince, on est toujours seul.
Nous-mêmes, nous connaissons à peine notre voisin. L'OMS a constaté récemment que l'isolement était pour la santé un facteur de risque plus important que le tabac. L'isole ment pousse les gens vers l'alcool, la mauvaise nourriture, le manque d'exercice, la vie négligée. Etonnez-vous dès lors qu'il nous induise à chercher et à trouver des attaches avec des valeurs s?res. Ainsi de la royauté, mais aussi de la reli gion, des idéologies et même - pour les paillettes et le rêve -, des stars du cinéma!

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Thursday, April 28, 2011

Les déchets radioactifs, une question hautement sensible

Les déchets radioactifs de haute activité seraient coulés dans du verre et entreposés dans ce type de f?t en acier
Les déchets radioactifs de haute activité seraient coulés dans du verre et entreposés dans ce type de f?t en acier MICKAEL BOSREDON/20 MINUTES.FR

ENVIRONNEMENT - Prévu par la loi, l'enfouissement des déchets de haute et moyenne activité fait débat. 20 minutes.fr s'est rendu dans la Meuse visiter le laboratoire de recherche souterrain de l'Agence des déchets radioactifs...

Ils pèsent seulement 4% du volume total des déchets radioactifs en France. Mais représentent 99% de la radioactivité produite sur le territoire... Les déchets radioactifs de haute et de moyenne activité à vie longue, essentiellement les combustibles usés utilisés pour faire fonctionner les réacteurs nucléaires, vont peser très lourd dans les débats ces prochains mois et ces prochaines années. Certains sont déjà entreposés depuis une quarantaine d'années au centre de la Hague dans la Manche pour leur refroidissement, dans l'attente de leur stockage sous terre. «Ils sont en sécurité à La Hague, rassure Fabrice Boissier, directeur de la maîtrise des risques à l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), et ils peuvent encore y rester plusieurs dizaines d'années s'il le faut, mais une loi de 2006 a institué le stockage géologique profond réversible comme solution pour leur gestion à long terme.»

«Stabilité et imperméabilité de la roche»

Afin de trouver un site l'Andra a créé en 2006 sur la commune de Bure dans la Meuse un laboratoire à 500 mètres sous terre, au milieu d%u2019une couche d'argile. C'est ce matériau qui est testé pour vérifier sa compatibilité avec le stockage de déchets de haute activité. Il a été préféré au granit pour «sa stabilité et son imperméabilité» explique Marc-Antoine Martin, chargé de communication du Centre Meuse-Haute-Marne de l'Andra.
Les expérimentations réalisées ont conforté les scientifiques dans leur choix de l'argile comme matériau de stockage, et une zone d'intérêt pour la reconnaissance approfondie (Zira) de 30 km2, située à quelques kilomètres du laboratoire, a été délimitée comme possible futur centre de stockage. Les travaux pourraient démarrer en 2016, pour une ouverture en 2025. Cela à condition que le débat public national, qui aura lieu en 2013, s'avère favorable à cette solution. Mais pour le Réseau sortir du nucléaire, les dés sont déjà jetés. «L'Andra a déjà commencé à acheter des terrains sur le site, et d'importantes sommes ont déjà été engagées. Ce débat public sera une mascarade», dénonce Corinne François, qui suit ce dossier de très près au sein du réseau.

«Mauvaise solution» pour le réseau Sortir du nucléaire

La solution même de l'enfouissement est aussi remise en cause par l'association. «La durée de toxicité de ces déchets est de plusieurs centaines de milliers d'années, voire de millions d'années pour certains. L'enfouissement ne peut pas constituer une solution durable. Le conditionnement se dégradera un jour, les galeries s'affaisseront, que fera-t-on lorsque cette radioactivité remontera à la surface?»  Pour l'Andra, ce cas de figure ne pourra pas se présenter avant la fin de la radioactivité des produits, étant donné l'extrême lenteur de la circulation de l'eau dans ces roches. «Le but de ce centre de stockage, c'est précisément que les générations futures n'aient pas à se préoccuper de ces déchets», explique Marc-Antoine Martin.
Par mesure de sécurité, la loi exige aussi que le stockage de ces déchets soit «réversible» durant une période de cent ans, c'est-à-dire que l'on puisse les retirer. Au cas où. «Cette période de cent ans est beaucoup trop courte. En 2125 on aura tout juste fini d'entreposer les déchets», dénonce Corinne François, qui estime qu'en l'état actuel des connaissances, il faudrait «poursuivre la surveillance des déchets radioactifs en surface, car le plus sûr, c'est encore de les avoir sous les yeux.» Le débat ne fait que commencer.

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Thursday, April 21, 2011

Taxes sur la copie privée- Bruxelles envisage de relancer le débat - Yahoo! Actualité

Selon une source européenne, Bruxelles compte "nommer un médiateur pour relancer le processus" de dialogue entre les différentes parties sur la question.
Les redevances sur la copie privée se sont ajoutées dans les années 1960 aux droits d'auteurs classiques, pour compenser le manque à gagner représenté par les enregistrements "maison": elles touchaient au départ les cassettes audio, mais ont été au fil des années étendues aux CD et DVD vierges, ordinateurs, lecteurs MP3, photocopieurs... avec de grosses différences d'un pays à l'autre.
Aujourd'hui, l'UE compte donc 27 systèmes nationaux différents de redevances sur la copie privée. Certains imposent des taxes très élevées pour seulement certains produits, d'autres des taxes plus faibles mais sur un éventail beaucoup plus large.
"Il faudra très probablement une législation pour encadrer" les redevances sur la copie privée dans l'UE, mais il y a d'abord "besoin d'un socle de base" négocié entre titulaires de droits, industriels et représentants des consommateurs, a souligné la source européenne.
Bruxelles s'est déjà penchée dans le passé sur ce dossier sensible. Une première tentative de réforme avait avorté fin 2006. Un forum de dialogue, lancé en 2008, n'a pas non plus permis de dégager un compromis, certains participants finissant par claquer la porte.
Les questions de droits d'auteurs et plus largement de propriété intellectuelle sont l'un des chantiers majeurs cette année pour le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier.
Il doit publier, en principe le 4 mai, un document présentant sa stratégie générale en la matière.
Mais des propositions sont également attendues sur la gestion des oeuvres "orphelines" (pour lesquelles on ne retrouve pas les détenteurs de droits), le fonctionnement des sociétés collectives de gestion des droits d'auteurs, ou encore la lutte contre les infractions à la propriété intellectuelle, notamment sur internet.

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Thursday, April 14, 2011

Qu’elle serait belle, la rue Jules Guesde, sans ses dealers…

? Il n’y a pas vraiment d’insécurité ici. Les zouaves, on les voit dans le jardin plus loin. Ils me disent de ne pas nettoyer sous les souches d’arbres où ils cachent leurs sachets de drogue. Alors j’y touche pas. ? Patrick a 49 ans et il est éboueur dans le quartier de Wazemmes de Lille. Vêtu de son uniforme vert, le balai à la main, il ramasse les déchets qui jonchent le parc. Et raconte volontiers ce qu’il voit en arpentant chaque jour depuis quatorze ans la longue rue Jules Guesde.
Ce qui l’excède ce ne sont pas les petits trafics qui se déroulent sous ses yeux. Il précise d’emblée que ces trafiquants ne sont pas de ? gros bonnets de la drogue ?. Les incivilités du quotidien rendent, elles, sa tache pénible. ? On nettoie tous les jours, et c’est tout de suite sale. Les gens ne respectent rien. Et encore en été, ?a va, y’a moins de monde. ? Des papiers volètent tout autour de lui. Il ajoute que l’équipe de nettoyage des déjections canines est aux abonnés absents. Tous les efforts de la municipalité sont concentrés sur le Vieux Lille, vitrine de la ville.
Cette différence de traitement, Rachid, 39 ans, commer?ant, la ressent. Assis devant Le Palais des épices, un magasin de produits orientaux, entouré de ses amis, il déclare sans ambages qu’il ? se sent opprimé. On catalogue les gens qui ont grandi ici ?. Lorsqu’on le questionne sur la mixité sociale qui tendrait à se développer rue Jules Guesde, il considère que ce ne sont que des chimères. Les gens qui ne sont pas du quartier ? ne peuvent pas s’installer ici, comme nous on ne peut pas aller dans le Vieux Lille ?. Remonté, il s’élève contre le délabrement des rues et les mauvaises finitions des pavés dans lesquels l’eau de pluie s’infiltre. Pour illustrer son propos, il se lève de sa chaise et désigne la rue pentue, délavée, où l’absence de joint est visible. Ce sentiment d’abandon est prégnant dans une rue où les guirlandes électriques de No?l n’ont toujours pas été décrochées.
Signes de la présence d’une population immigrée, les antennes paraboliques s’affichent aux fenêtres et la musique orientale s’échappe des radios des maisons ou des voitures. Au carrefour, deux femmes voilées discutent. L’une d’elles, Fouzia, toute de marron vêtue, réside à Wazemmes depuis 36 ans. Et ne changerait de quartier pour rien au monde. Elle raconte comment la rue, en période de Ramadan par exemple, lui rappelle son Maroc natal. ? C’est formidable. On se croit chez nous, je ne me sens pas isolée. C’est dans les endroits où il n’y a pas de communauté maghrébine que je me sens étrangère. ?
Lauren, 29 ans, apprécie ce brassage des cultures. La jeune femme symbolise ces ? bobos ? qui arrivent à Wazemmes. Juchée sur son vélo, Lauren, chargée de production pour une compagnie de théatre, n’a eu aucune appréhension à déménager ici. Installée depuis février dans ce quartier, elle aime ? cette ambiance sympa, il y a toujours du monde dans la rue, c’est convivial. Les jours de marché, c’est quand même un peu le bordel. ? Comme Fouzia, elle a l’impression de vivre dans un pays du Sud où les gens discutent à ciel ouvert.
C’est cette sociabilité qu’on met en avant à la mairie de quartier. Betty Navarre, secrétaire à la politique de la ville de la mairie du quartier de Wazemmes, à une encablure de la rue, explique les initiatives mises en place ? pour créer du lien social entre les habitants ?. Elle énumère avec un peu d’hésitation les projets déjà mis en place. ? Nous avons crée un café citoyen par exemple. ? Elle tient à souligner que le quartier n’abrite pas que ? des cas sociaux. La population est hétérogène, le quartier est juvénile, il y a des étudiants. ? Elle conclut en disant que la réputation dangereuse de la rue Jules Guesde et plus globalement celle du quartier relève du pur fantasme.
Plus loin, deux chibanis, ces retraités originaires du Maghreb, discutent assis sur un muret. Pour eux, les incivilités sont réelles. Coiffé d’une casquette, l’un d’entre eux raconte, en la mimant, la tentative de vol à la tire dont il a été victime le matin même. ? Un homme m’a demandé une cigarette, et pendant que je la lui donnais en a profité pour mettre sa main dans ma poche. Tout ce qu’il a trouvé c’est mon mouchoir ?, dit-il dans un éclat de rire.
A en croire, Madjid, 25 ans, ce genre de mésaventure est monnaie courante. Cogérant du café El Baraka, son commerce à l’odeur de friture tenace est un point névralgique de la rue. Il donne son point de vue alors qu’il sert du café et du thé à une clientèle exclusivement masculine. Une télé branchée sur les cha?nes en arabe fait office d’ambiance sonore.
Comme bien de ses voisins, Madjid estime que les jeunes du quartier sont ? stigmatisés ?. Il raconte que les jeunes rappeurs essaient de s’inscrire à la Maison Folie, une maison de quartier, afin d’utiliser les studios d’enregistrement disponibles. D’après lui, ils sont systématiquement recalés. ? Alors que quand c’est des Patrick et des Michel qui demandent à faire de l’accordéon, c’est bon ?, poursuit-il. Impossible de vérifier ses dires, mais la ranc?ur est réelle.
Son cheval de bataille, c’est la lutte contre les dealers. En tant que commer?ant pragmatique, il sait que l’insécurité fait fuir les clients et fait fondre le chiffre d’affaires. Il déclare ouvertement avoir signalé la présence des dealers à la police. Et pointe son incurie. C’est pour cela qu’il n’hésiterait pas à se défendre lui-même si le besoin s’en faisait ressentir.
Madjid regrette surtout que la police soit intervenue lors d’une descente dans son café. Mais pas seulement pour procéder à des arrestations. ? Ils m’ont confisqué ma grande bombe lacrymogène car elle appartient à la catégorie six. ? Désarmé, il s’inquiète des éventuelles représailles dont il pourrait faire l’objet. Mais ce qu’il déplore par-dessus tout, c’est que la dizaine de personnes interpellées le jeudi, se pavanent dans la rue, le lundi suivant. Ces dealers poursuivent leurs activités illicites à la vue de tous, contribuant à ternir la réputation de la rue Jules Guesde.
Fa?za Zerouala

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Thursday, April 7, 2011

La Palestine, mon père et les illusions perdues

La chaine Al Jazeera diffuse en continu et en direct le drame qui se déroule à Gaza. Des images à la limite du supportable passent sans arrêt. Pendant ce temps, mon père, agé de 75 ans, déguste son thé à la menthe et ses pistaches, sans émotion particulière. Je suis intrigué et même consterné par l’insensibilité apparente de mon paternel. J’essaye de comprendre son attitude. Mon père me répond sèchement, agacé : ? Ecoute ya ouledi (mon fils), cette histoire me concerne pas, tous cela, c’est de la politique, de toutes fa?ons, on va tous mourir un jour, sous les bombes ou ailleurs, c’est kif-kif. Maintenant laisse-moi tranquille avec tes commentaires. ?
Je ne suis nullement satisfait par sa réponse. Pour le provoquer, je lui rétorque que si les palestiniens souffrent aujourd’hui, c’est en partie à cause de sa génération qui est restée inactive lors des massacres passés, exemple, celui de Sabra et Chatila en 1982 (lors de la ? première guerre ? du Liban, l’armée israélienne avait laissé pénétrer les milices phalangistes chrétiennes de Beyrouth dans ces deux camps de réfugiés palestiniens ; elles s’étaient vengé atrocement sur des civils de l’assassinat de leur chef, Bachir Gemayel, ndlr).
A cette phrase, mon père me fixe longuement et m’invective : ? Tu n’as rien compris, tu crois que c’est en manifestant dans les rues de Paris ou de Londres, en pleurant devant ta TV, en maudissant Isra?l, que cela va changer quelque chose ! Vous êtes des na?fs, le résultat sera le même, Isra?l continuera à s’asseoir sur les résolutions de l’ONU, et les Palestiniens continueront de souffrir, c’est l’histoire, c’est la loi du plus fort. J’ai vécu les différents conflits israélo palestiniens, le résultat sera le même. ?
Mon père s’arrête quelques minutes, reprend son souffle, il regarde machinalement la TV, qui diffuse toujours les bombes et le sang. A nouveau sans émotion, il poursuit : ? Tu sais, lorsque je suis arrivé en France en 1965, j’habitais dans une petite chambre. A l’époque, j’étais célibataire, je n’avais pas rencontré ta mère, je vivais avec trois autres compatriotes tunisiens, nous travaillions la journée à l’usine, et juste après le travail, on passait nos soirées dans un café kabyle situé à Belleville ; on jouait au domino et au rami, c’était la belle vie, et le bled aussi. ? Il s’interrompt, prend son verre thé, une larme coule sur sa joue.
Il me dit ceci : ? La guerre des Six jours en 1967 a été terrible pour nous. Je me souviens que juste avant la bataille entre Isra?l et les pays arabes, nous nous réunissions dans notre café fétiche, il était bondé, nous étions tous autour d’un transistor, nous écoutions religieusement la radio égyptienne Saout el Arab (La voix des arabes), plus particulièrement un journaliste, Mohamed Hassan Haikel. Ses paroles nous galvanisaient, on était tous en trans, on voulait rejoindre la bataille, défendre nos frères palestiniens, on criait de joie lorsque Nasser prenait la parole, la victoire devait nous revenir. Hélas, on a été laminés en six jours par Isra?l. ? A cet instant, je comprends qu’il n’a toujours pas fait le deuil de cette humiliation.
Mon père, fatigué par cette montée d’adrénaline, me confie cette anecdote : ? En 1982, nous étions devant la TV, nous regardions le journal d’Antenne 2, il montrait des images du massacre de Sabra et Chatila, tu avais dix ans. A un moment, tu es sorti sur le balcon, pour pleurer, je t’ai pris dans mes bras, je t’ai dit d’arrêter de pleurnicher, que cela ne sert à rien, tu n’es pas acteur de cette situation, tu ne peux rien faire, ce n’est pas ton histoire, tu te fais du mal pour rien, réussis ta scolarité et sois un homme. ?
Le souvenir douloureux de la guerre des Six jours et des autres guerres perdues a provoqué dans la génération de mon père un sentiment d’humiliation et défaitisme. C’est pourquoi, aujourd’hui, il regarde ce drame avec distance. Mon père se lève pour éteindre la télé. Une enfant palestinienne crie ? où sont les arabes ? ?.

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Friday, April 1, 2011

Beschizza, candidat UMP dans le 93, fait la sortie des lycées

Dionysien ? de souche ?, Bruno Beschizza est le flic le plus célèbre du 93. Secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers, il a été désigné tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis. Ses atouts ? Il est beau, il est jeune, il a la tchatche. Il s’attelle donc à la tache avec son équipe de campagne composée, notamment, d’Aude Lagarde (à droite de Bruno Beschizza sur la photo), épouse du maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, et de quelques jeunes pop, Farès, 23 ans, ex-agent de sécurité, et Geoffrey, 20 ans, lycéen.
Selon Farès, actuellement demandeur d’emploi, habitant de la cité des 4000 à La Courneuve, l’ensemble des Courneuviens ? est dé?u par la gauche actuelle ?. D’où son adhésion à l’UMP et sa conviction que le parti majoritaire est ? le meilleur pour résoudre les problèmes de banlieue ?.
Mardi, c’était opération tractage devant un lycée Le Corbusier d’Aubervilliers. Mission de l’équipe emmenée par Bruno Beschizza : convaincre les lycéens que Jean-Paul Huchon est un président de région ? déplorable ? et qu’avec Valérie Pécresse (tête de liste en Ile-de-France), ? ce sera mieux ?. Geoffrey (photo : à gauche, avec Farès) fait remarquer que personne ne jette les tracts à terre ou n’agresse l’escouade UMP en raison de couleur politique.
Bruno Beschizza recueille les premières doléances d’une jeune fille qui regrette que l’égalité au niveau des prépas varie entre Paris et la banlieue et ce, à cause du niveau scolaire qui est plus bas dès le primaire. Elle réclame des profs qui ne prennent pas ? leur retraite sans prévenir ? ou qui ne se mettent pas ? en arrêt maladie tous les dix jours ?. Elle confie au candidat qu’elle n’a pas l’impression que l’éducation soit une priorité pour le gouvernement. Le policier syndicaliste qui a lui même fait une prépa il y a vingt ans, acquiesce mais évoque une autre inégalité : ? Il n’y a que trois classes préparatoire en Seine-Saint-Denis pour huit dans les Hauts-de-Seine, et ?a, c’est inégal. ?
? Ici les jeunes sont pas plus cons qu’ailleurs, alors pourquoi seulement trois prépas et huit dans les Hauts-de-Seine ? ? renchérit Aude Lagarde. Bruno Beschizza s’emploie à convaincre la demoiselle qu’avec le projet des internats d’excellence, la volonté du gouvernement est ?  créer des filières d’excellence ?. ? Dommage qu’on en parle que avant les élections ?, répond-elle. La lycéenne semble sceptique quant aux bonnes intentions du parti que représente la tête de liste dans le 93.
Des filières d’excellence qui nécessiteraient des ouvertures de lycées plus larges. Le but étant de permettre à des élèves quel que soit leur age de rester au lycée pour bosser plus tranquillement que chez eux. ? Le p?le de vie de l’adolescence deviendrait le lycée, un poumon de vie pour les ados. ?a serait rassurant pour les parents. Ce qui permettrait d’utiliser les emplois tremplins emplois de proximité, qui seraient utiles dans ces lieux de vie ?, affirme Bruno Beschizza. Aude Lagarde considère que fermer un lycée 180 jours par an pour cause de vacances, ? c’est aberrant ?.
Un autre élève voudrait que les portes du lycée ne soient pas systématiquement fermées pour les élèves en retard, qui, ? pour des raisons de sécurité ?, doivent attendre sur le trottoir que la sonnerie annon?ant le prochain cours pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Réponse de Bruno Beschizza : ? Avec ce qui s’est passé ces dernières semaines dans des collèges et lycées (allusion aux violences, ndlr), on préfère miser sur la sécurité plut?t que sur des risques d’intrusion… ? Le lycéen semble assez d’accord avec ce raisonnement.
La foule de lycéens partie, l’équipe de campagne est elle aussi sur le départ. ? Notre objectif, relève le policier tête de liste, est de faire comprendre que la gauche n’a pas le monopole sur certaines valeurs sur le social. Quand on parle d’internat d’excellence, on concilie des valeurs de droite avec un coté social qui a pu exister dans le gaullisme. La république, c’est du liant. ?

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